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Santé environnementale au cabinet dentaire

« La santé de l’homme est le reflet de la santé de la Terre. »

La crise écologique et sanitaire que nous connaissons aujourd’hui illustre tristement cette observation prononcée par Héraclite (philosophe du VIe siècle avant notre ère). En d’autres termes : environnement et santé, mêmes enjeux !

Nos modes de vie et de consommation ont, via le changement climatique et le déséquilibre des écosystèmes qu’ils entraînent, des conséquences sur la santé humaine. Depuis les années 50, nous sommes exposés de façon croissante à des produits chimiques. Leurs effets peuvent s’observer longtemps après l’exposition et même être transgénérationnels. On assiste ainsi à un changement de paradigme. Nous ne sommes qu’au début des recherches scientifiques menées sur les concepts d’exposome, « effets cocktails » ou encore les phénomènes épigénétiques.

Notre activité de chirurgien-dentiste a pour spécificité d’être génératrice de déchets potentiellement toxiques et dépendante de l’usage courant de produits chimiques. En tant que professionnel de santé, nous gagnerions à être exemplaire en nous efforçant de limiter l’impact environnemental de notre cabinet et en étant vecteur de la promotion de la santé environnementale.

Pour faire face à ces enjeux, les actions à mettre en place ont été reprises dans le 3e Plan National Santé Environnement (PNSE 3). Celui-ci, décliné en Région en PRSE 3, réaffirme la nécessité de former les professionnels de santé.

L’URPS CDLB, en tant que membre du COPIL du PRSE 3 breton, souhaite être acteur de cette démarche environnementale. Elle a choisi de mener une expérimentation pionnière pour accompagner les chirurgiens-dentistes libéraux de Bretagne à mener ces actions garantes de la protection de leur santé.

 

Actions écoresponsables au cabinet dentaire

Par des gestes simples, le chirurgien-dentiste peut s’engager dans une démarche d’écoresponsabilité et de promotion de la santé environnementale. Ainsi, il protégera sa santé, celle de son équipe, de ses patients mais également celle des générations futures et de l’environnement.

Cette démarche vertueuse peut s’illustrer via différents critères environnementaux ou sociaux que le praticien pourra objectiver dans la gestion de son cabinet.

Parmi ceux-ci et pour exemples :

  • Les économies d’énergie : Mettre en place des écogestes afin de limiter la consommation des ressources que ce soit l’électricité ou l’eau et les afficher. Limiter le rejet de produits chimiques dans l’eau.
  • La gestion optimisée des déchets : Réduire le volume de déchets à la source en améliorant la gestion des stocks. Mettre en place une filière de tri adaptée à chaque déchet produit au sein de la structure et être exemplaire dans le tri des DASRI.
  • La maîtrise de la qualité d’air intérieur : Renouveler l’air intérieur du cabinet quotidiennement par une aération active : ouverture des fenêtres 2 fois par jour pendant 15 minutes par exemple.
  • Le développement des achats responsables : Prendre le temps de réévaluer les critères d’achat, privilégier les produits labellisés quand ils sont disponibles, ou sans substances Cancérigènes-Mutagènes-Reprotoxiques (CMR) ou perturbatrices endocriniennes. Rechercher la composition du biomatériau grâce à la lecture de la fiche de données de sécurité disponible pour chaque produit chimique et favoriser le recueil du consentement éclairé du patient.
  • L’amélioration de la qualité de vie au travail (QVT) : Repérer les sources de stress récurrentes et mettre en place des actions pour prévenir les Risques Psycho-Sociaux (RPS) ou un épuisement qui s’installe progressivement. Etudier et repenser les positions de travail et l’ergonomie au sein du cabinet pour prévenir les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS).

Il est intéressant de formaliser ces initiatives afin de les inscrire dans une démarche d’amélioration continue et les valoriser auprès des patients. Celles-ci ne doivent pas être vécues comme une contrainte supplémentaire, mais bien comme une source de motivation intrinsèque en phase avec nos valeurs de soignant.

Bien sûr, toute action visant à réduire l’empreinte environnementale du cabinet dentaire ne saurait se faire au détriment de la qualité exigée pour la sécurité des patients et du respect des réglementations.

Et pour aller plus loin…

Vous vous sentez concernés ? Répondez en 2 minutes à ce questionnaire – ci-dessous – qui nous permettra de mieux cerner vos attentes et de vous proposer un accompagnement ciblé.

 

Lien vers le questionnaire

 

Rédigé par Dr Alice BARAS, chirurgien-dentiste, conseiller prévention santé environnement,

en collaboration avec l’URPS CDLB

 

 

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